Gérer un flashback : retrouver pied et apaisement
Gérer un flashback maintenant
Quand le passé remonte d’un coup, on se sent projeté loin de soi. Cet article vous aide à mettre des mots sur ce qui se passe et décrit comment nous travaillons en séance pour diminuer l’intensité et la fréquence des flashbacks.
Un flashback n’est pas un “caprice du cerveau” ni une faiblesse. C’est une réactivation de mémoire : le système nerveux croit revivre la scène et se met en mode survie. On peut apprendre à en reconnaître les signes, à reprendre pied et à prévenir les déclencheurs les plus fréquents.
Comprendre ce qui se passe pendant un flashback
De petits indices (une odeur, un ton de voix, une posture) suffisent parfois à lancer l’alarme. Le temps se replie, les images et sensations prennent toute la place, on peut se sentir “ailleurs”. L’objectif n’est pas de tout contrôler, mais de revenir suffisamment au présent pour retrouver un peu de choix et de respiration.
En séance, nous commençons par cartographier les signes d’alerte : ce que vous percevez juste avant que “ça monte”, ce qui annonce l’arrivée du flashback (picotements, vue qui se rétrécit, accélération du cœur, etc.). Cette carte devient notre base pour ajuster des appuis concrets, sans forcer.
Revenir au présent, pas à pas
Lorsque l’intensité est forte, “faire des exercices” peut augmenter la pression. Nous privilégions des gestes très simples et non performants : repérer un appui fiable (le sol sous les pieds, le dossier de la chaise), regarder un point stable, ralentir légèrement l’expiration. L’idée est de “mettre un pied dans la porte du présent”, pas d’éteindre l’émotion à tout prix.
En séance, nous testons ensemble ces appuis pour qu’ils deviennent vraiment utilisables dans votre contexte (travail, domicile, transport). Le but n’est pas la perfection, mais de disposer de quelques micro-gestes qui répondent lorsque la vague arrive.
Selon votre situation et lorsque la base de sécurité est suffisante, nous pouvons recourir à l’EMDR (stimulation bilatérale, protocoles progressifs) ou à l’EFT (tapping et verbalisation guidée) pour désensibiliser la charge des flashbacks. Ces approches sont introduites par petites étapes, avec des allers-retours au présent, et toujours avec votre consentement explicite.
Prévenir les réactivations les plus fréquentes
Une partie du travail consiste à identifier des déclencheurs récurrents (lieux, rythmes, interactions) et à construire des repères protecteurs : organiser un espace d’attente moins exposé, prévenir une personne de confiance, aménager un moment de récupération après un rendez-vous sensible, etc. Ces ajustements simples diminuent souvent la charge globale et rendent les flashbacks moins envahissants.
Ce que nous faisons en séance
- Mettre de la clarté : distinguer ce qui vient du passé et ce qui se passe maintenant, sans minimiser.
- Stabiliser le système nerveux : trouver vos appuis corporels “qui marchent” et qui n’appellent pas au sur-effort.
- Travailler les mémoires à votre rythme : par petites touches, avec des limites claires et votre consentement à chaque étape.
- Réinstaller des marges dans le quotidien : préparer les contextes plus sensibles, aménager des retours au calme.
Le cadre peut être en visio ou en cabinet (Figeac/Espédaillac). Nous ajustons ensemble la fréquence et la progression.
Vous n’êtes pas seul·e
Il est possible de retrouver des repères fiables et de réduire l’emprise des flashbacks. Nous avançons à votre rythme, avec des étapes claires et des appuis concrets.
Prendre rendez-vous