FAQ Violences sexuelles · 30 questions fréquentes
Comprendre l’après-coup (mémoire traumatique, flashbacks, honte, dissociation), poser des repères de sécurité et savoir ce qui se travaille en séance. Pour une vue d’ensemble, voir l’accompagnement violences sexuelles.
Sommaire
Comprendre le trauma
1) Qu’entend-on par « violences sexuelles » ?
Toute situation imposant un acte à caractère sexuel sans consentement libre et éclairé (contrainte, menace, surprise, abus d’autorité).
Cette FAQ offre des repères humains et thérapeutiques pour se réorienter pas à pas.
2) Qu’est-ce que la mémoire traumatique ?
Des fragments sensoriels (images, sons, odeurs, sensations) se réactivent comme si « c’était maintenant ». Le travail vise à rendre ces
réactivations plus prévisibles et modulables, pour que le présent redevienne habitable.
3) Pourquoi mon corps réagit alors que je sais être en sécurité ?
Le système nerveux autonome agit plus vite que la pensée et peut rester « en alerte » après le danger. La thérapie psychocorporelle
reconstruit une sécurité ressentie (ancrage, respiration, limites) pour ré-accorder corps et pensée. Pour approfondir le cadre
théorique et pratique, voir thérapie psychocorporelle et trauma.
4) Faut-il tout raconter pour avancer ?
Non. Des mots « juste assez » suffisent. Consentement réversible, pauses possibles, progression dosée. On n’expose pas pour exposer.
5) Vais-je un jour oublier ?
L’objectif est une mémoire apaisée : que le passé prenne moins de place aujourd’hui. On mesure l’avancée par le confort retrouvé
(sommeil, limites, liens, sensations) plutôt que par l’oubli total.
Réactions fréquentes
6) Les flashbacks sont-ils « normaux » ?
Fréquents après un choc. On stabilise d’abord (repères présents), puis on aborde l’histoire par petites touches quand la base est solide.
7) Pourquoi ai-je honte alors que je ne suis pas responsable ?
La honte protège parfois de la douleur en retournant la faute sur soi. En séance, on remet la responsabilité au bon endroit et
on réhabilite vos réactions comme des ressources qui ont aidé à survivre.
8) Je me coupe de mes émotions/corps (dissociation) : est-ce grave ?
C’est une protection efficace… qui coûte de l’énergie. On restaure progressivement des sensations sûres pour éviter la sur-exposition.
9) Les relations de couple sont devenues difficiles : par où commencer ?
On pose des règles de sécurité (pauses, mots-signaux), puis on rouvre la communication à partir de sensations plutôt que de reproches.
Venir en couple est possible si la demande est partagée.
10) Et si des douleurs sexuelles apparaissent ?
La douleur n’est pas une faute. On stabilise le système nerveux, on redonne des limites, on avance sans forcer. Coordination possible
avec des soignants, avec votre accord.
Accompagnement & séances
11) En quoi consiste l’accompagnement psychocorporel ?
Accorder corps, émotion et pensée. Appuis sensoriels, langage « juste assez », intégration progressive sans obligation. La progression
se mesure au quotidien : un peu plus de choix, un peu moins d’alarme.
12) Quelle est la place de l’EMDR ou de l’EFT ?
Ce sont des appuis possibles, proposés seulement si la stabilité est suffisante et si cela vous convient. Ils complètent le travail
relationnel et corporel, sans s’y substituer.
13) À quoi ressemble une première séance ?
60 minutes pour écouter vos priorités, poser le cadre (consentement, pauses), identifier ce qui allège et définir un rythme soutenable.
Plus d’informations sur le premier entretien.
14) Devrai-je revenir chaque semaine ?
Non. Le rythme se choisit ensemble. L’important est la continuité qui vous convient.
15) Combien de temps dure l’accompagnement ?
Variable selon les objectifs et l’histoire. Des changements de repères peuvent apparaître rapidement ; le travail de fond peut demander
plus de temps. On réévalue régulièrement et en transparence.
16) Puis-je faire des pauses ?
Oui. Les pauses font partie du soin. Revenir plus tard n’est pas un échec : c’est du respect de soi.
17) Et si je me sens dépassé·e en séance ?
Nous avons des signaux convenus pour ralentir/arrêter. On revient au présent (respiration, ancrage, repères visuels). Rien n’est imposé.
Visio, cadre & confidentialité
18) La visio est-elle aussi efficace ?
Oui si le cadre est posé. L’écran peut agir comme filtre protecteur et facilite la continuité. En savoir plus sur la
thérapie en ligne.
19) Comment se passe la confidentialité en visio ?
Même cadre qu’en cabinet : confidentialité, consentement réversible, pauses possibles. On vérifie l’installation (pièce, écouteurs,
possibilité d’être non interrompu·e) pour rester en sécurité.
20) Peut-on alterner visio et présentiel ?
Oui, selon les périodes et vos besoins. Certaines personnes démarrent en visio, puis passent au présentiel quand c’est le bon moment.
21) Je redoute de me déplacer ou d’être vu·e : que faire ?
Commencer en visio est possible ; si vous souhaitez venir ensuite, on prépare ce passage étape par étape, sans sur-exposition.
22) Que se passe-t-il si la connexion coupe ?
On prévoit un protocole simple (reconnexion, appel vocal si besoin). L’idée est de ne pas vous laisser seul·e avec une émotion trop haute.
Démarches & repères utiles
23) Comment prendre rendez-vous la première fois ?
Le plus simple est de démarrer par un premier contact pour vérifier que le cadre vous convient. Le premier entretien
explique la démarche et les repères concrets.
24) Quel est le tarif et la durée d’une séance ?
60 minutes, 70 €. Le nombre de séances n’est pas imposé : on ajuste selon vos besoins. Détails à jour sur les tarifs.
25) Est-ce adapté si je n’ai jamais consulté ?
Oui. On avance doucement, sans injonction à tout dire. Le cadre de sécurité et des repères concrets sont posés dès le début.
26) Et si je ne sais pas quoi dire ?
C’est fréquent. On part de « ce qui pèse aujourd’hui » et de quelques repères corporels simples. Les mots arrivent souvent une fois la pression
retombée.
27) Comment savoir si j’avance ?
Repères concrets : sommeil un peu meilleur, moins d’alarme, possibilité de dire non plus tôt, moments de lien plus faciles, plus de confort corporel.
28) Que faire entre les séances ?
Rien d’obligatoire. Parfois, remarquer ce qui allège (posture, respiration, lieu, rythme) suffit. Les propositions restent simples et réversibles.
29) Je n’habite pas la région : la visio suffit-elle ?
Oui, beaucoup de personnes consultent uniquement en visio. Nous pouvons aussi envisager un passage ponctuel en présentiel si vous le souhaitez.
30) Et si j’ai vécu des violences dans la famille (inceste) ?
Le cadre reste le même : sécurité, clarté, liberté de choix, rythme dosé. L’enjeu est d’abord la stabilisation, puis l’intégration progressive,
sans vous sur-exposer.
Voir aussi
- Accompagnement violences sexuelles (page thématique)
- Thérapie psychocorporelle et trauma
- Accompagnement après inceste — un cadre sécurisé
- Violences sexuelles à Figeac — accompagnement
- Violences sexuelles — accompagnement en visio
- Douleurs sexuelles : comprendre le lien avec le trauma
- Traverser la honte après une agression
- Premier entretien
- Tarifs & modalités
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